Accouchement, Non classé

Comment débute un accouchement ?

Photo de Mustafa Omar sur Unsplash

Comment débute un accouchement // Going into labor (EN below)

Attention : cet article n’a pas vocation à remplacer une consultation médicale. Merci de consulter votre médecin ou sage-femme en cas de besoin.

On est nombreux.ses à avoir la même image en tête : un grand splash, une femme qui se cramponne à son ventre, de l’inquiétude… Quand on pense à un début d’accouchement, les films nous ont habitué à un scenario très codé.

La réalité est souvent moins spectaculaire, plus douce, plus longue…même si l’arrivée avec le grand splash existe aussi !

Alors aujourd’hui, voyons ensemble comment les accouchements commencent dans la vraie vie.

La poche des eaux : une rupture franche…ou pas ! 🫧

Quand je les interroge sur leur vision du début d’accouchement, la plupart des jeunes parents vont me parler de la rupture de la poche des eaux.

Pourtant, elle n’est pas toujours le signe d’un début de travail :

  • la poche des eaux peut se rompre mais le travail commencer doucement, voir plus tard.
  • inversement, le travail peut commencer sans que la poche des eaux soit rompue.
  • parfois la poche fissure uniquement : ce n’est pas une rupture franche.

Comment savoir si je perds les eaux ? 💦

Lorsque l’on perd les eaux avant le début du travail, on parle de rupture prématurée de la poche des eaux : cela arrive dans 5 à 10% des grossesses.

Vous pouvez ressentir :

  • un petit « pop » au niveau du vagin / de l’utérus
  • un grand jet de liquide, de votre vagin, que vous ne pouvez pas retenir
  • un écoulement de liquide ou goutte-à-goutte, de votre vagin, que vous ne pouvez pas retenir

!! Le liquide doit être clair (transparent / jaune / très légérement rosé) et inodore, sinon il s’agit d’une possible infection. Contactez les urgences de la maternité !!

Quand cette rupture intervient après 37 semaines d’aménorrhée, donc pour un bébé à terme, vous aurez probablement des contractions dans les heures ou les jours qui suivent.

Beaucoup de personnes ont une période de calme avant de commencer à avoir des contractions : cette période peut durer plusieurs heures dans certains cas ! A noter toutefois que la plupart des personnes (75 %) accouchent dans les 24 heures qui suivent la perte des eaux.

A noter également : si la rupture intervient avant 37 semaines, le travail sera peut être retardé par l’équipe médicale.

Photo de Silas Baisch sur Unsplash

Mais alors…si je ne perds pas les eaux ? ☔️

Comme la rupture prématurée de la poche des eaux ne concerne que 5 à 10% des grossesses…comment se déclenche les autres accouchements ?

Pour les accouchements spontanés (donc hors déclenchement ou césarienne programme), la première étape de l’accouchement est marquée par la survenue de contractions qui, au fil des heures, deviendront de plus en plus intenses et régulières.

On est là encore loin de l’image de la femme qui d’un seul coup se tient le ventre et doit être conduite de toute urgence à l’hôpital !

Le début des contractions peut être plus ou moins doux, et plus ou moins perceptibles :

  • Certaines personnes vont parler de douleurs semblables à des douleurs de règles.
  • D’autres vont plus ressentir le durcissement de leur ventre.
  • Pour d’autres il pourra il y avoir des symptômes gastriques.

On parle souvent de vagues pour décrire les contractions : pour beaucoup de personnes, la douleur de chaque contraction monte puis descend ; et les contractions sont de plus en plus douloureuses à mesure que le travail avance.

Photo de Mpho Mojapelo sur Unsplash

Alors, quand est-ce que je vais à la maternité ? 🏥

Si j’ai eu une rupture ou une fissure de la poche des eaux : à discuter avec l’équipe médicale, mais ce n’est dans la plupart des cas pas considéré comme une urgence. Il est généralement conseillé de rester à la maison jusqu’à 6h après la rupture en absence d’autres symptômes et de contractions rapprochés.

Si j’ai des contractions sans rupture ni fissure : si j’ai des contractions régulières et douloureuses de 60 secondes toutes les 5 minutes ou moins pendant 1 heure, ou si ce n’est pas mon premier enfant au moins 45 secondes toutes les 5 minutes ou moins pendant 1 heure.

Et quel que soit le cas : si j’ai un doute, que je me sens mal à l’aise,
inquièt-e. Au pire l’équipe médicale me fera rentrer à la maison !

Photo de Jonathan Borba sur Unsplash

Disclaimer : this article cannot replace an appointement with your gynob or your midwife.

Many of us have the same image in mind : a big splash, a woman clinging to her stomach, looking anxious… When we think of how labour starts, movies have accustomed us to a very coded scenario.

The reality is often less spectacular, gentler, longer…even if labour can indeed start with a big splash !

So today, let’s see together how childbirth begins in real life.

Water breaking…or not ! 🫧

When asked, most future parents would say that labour starts when the water breaks.

However, it is not always a sign of the start of labor:

  • Water sac may break but labour begins slowly or even a bit later.
  • Labor can also begin without the water sac being broken.
  • Sometimes the sac only cracks: this is not a « clean » break.

Water breaking : what it feels/looks like 💦

When the water breaks early, it is called premature rupture of membranes (PROM) : this happens in 5 to 10% of pregnancies. You may feel:

  • a little “pop” in the vagina/uterus
  • a large stream of liquid, from your vagina, that you cannot hold back
  • a discharge of fluid, or drip, from your vagina, that you cannot hold back

!! Liquid must be clear (transparent / yellow / pink) and odorless, or else it can be a sign of infection. If so, contact your hospital !

When this rupture occurs after 37 weeks of amenorrhea, therefore for a full-term baby, you will probably have contractions in the hours or days that follow.

Many people experience a quiet period before they start having contractions: this period can last several hours in some cases! Note, however, that most people (75%) give birth within 24 hours after their water breaks.

Also note: if the rupture occurs before 37 weeks, labour may be delayed by the medical team.

Photo de Photoholgic sur Unsplash

But then…what happens if my water doesn’t break ? ☔️

As premature rupture of the water bag only concerns 5 to 10% of pregnancies…how do labour start in the other cases?

For spontaneous births (i.e. excluding induction or planned c-section), the first stage of labour is marked by the occurrence of contractions which, over the hours, will become more and more intense and regular.

We are still far from the image of the woman who suddenly holds her stomach and must be taken urgently to the hospital!

The start of contractions can be more or less gentle, and more or less noticeable:

  • Some people will report pain similar to period pain.
  • Others will feel their stomach becoming hard.
  • For others there may be gastric symptoms.

We often speak of waves to describe contractions: for many people, the pain of each contraction rises then falls; and the contractions become more and more painful as labor progresses.

Photo de Hush Naidoo Jade Photography sur Unsplash

So, when do I go to the hospital for labour ? 🏥

If I have had a rupture or crack in my water sac: in most cases this is not considered an emergency, excepted if your medical team says otherwise. It is generally advised to stay at home until 6 hours after the rupture in the absence of other symptoms and contractions.

If I have contractions but my water doesn’t break: If I have regular, painful contractions of 60 seconds every 5 minutes or less for 1 hour, or if this is not my first child at least 45 seconds every 5 minutes or less for 1 hour.

And whatever the case: if I have a doubt, if I feel uncomfortable, worried… At worst the medical team will send me home.

Mon métier, Non classé

Pourquoi je suis devenue doula

Photo Mathilde Laroussi

Pourquoi je suis devenue doula // Why I became a doula (EN below)

Le métier de doula commence a être un peu plus connu, il m’arrive de plus en plus de ne pas avoir à expliquer en détail ce que c’est quand je me présente à une nouvelle personne.

Mais en 2017, quand je me suis lancée dans la formation de l’Institut Formation Doulas de France, c’était une petite aventure. Moi, la petite fille très scolaire et avec un esprit très rationnel, choisir un métier qui n’est pas reconnu voire qui est décrié…ça n’allait pas de soi !

Alors pourquoi suis-je devenue doula ?

Pour redonner ce que j’ai reçu

Pour mes deux premiers enfants, j’ai choisi d’accoucher en maison de naissance. La raison principale pour moi, c’était que j’avais peur de rester seule à l’hôpital avec mon nouveau-né, je voulais pouvoir rentrer chez moi au plus vite après la naissance. J’avais aussi entendu de nombreux récits d’accouchement en hôpital, qui me semblaient effrayants.

Photo de Craig Pattenaude sur Unsplash

Et j’ai découvert pendant le suivi, pendant l’accouchement, que ce choix faisait sens pour beaucoup d’autres raisons :

  • J’ai pu bénéficier d’un accompagnement global : j’étais suivie par une seule personne pendant toute la grossesse, l’accouchement et le postpartum. Et même s’il y a eu des remplacements parfois, l’équipe était très homogène et solidaire. Je n’étais pas une patiente anonyme dans un énorme hôpital : j’étais une personne à part entière, responsable d’elle-même, capable de faire ses propres choix, et en même temps très cocoonée par l’équipe.
  • J’ai accouché sans péridurale : j’ai découvert mon corps, son pouvoir, sa magie ; et même si j’ai vécu par la suite des accouchements avec péridurale qui sont aussi magiques, cette expérience de dépassement de moi même m’a marquée.

Alors, pendant toute cette période, une question me taraudait : comment font les femmes qui n’ont pas cet accompagnement ? Comment traverser la grossesse, l’accouchement, les premiers jours… dans un environnement parfois hostile, souvent solitaire ? C’est à partir de ce moment que l’idée d’accompagner moi aussi les femmes enceintes est née.

Photo de Ali Kazal sur Unsplash

Pour exercer un métier qui a du sens

Lorsque j’ai eu mon premier enfant, je travaillais à un métier administratif. Mon équipe de travail était sympa, je faisais un métier qui me plaisait relativement, en tout cas que j’avais choisi et qui correspondait à ma formation initiale. Mais quand je suis tombée enceinte de mon deuxième enfant, je me suis rendue compte à quel point cela n’allait plus. Je me sentais inutile, j’étais triste de devoir laisser mon premier chez la nounou pour faire toute la journée un travail peu gratifiant, qui n’avait pas d’impact positif sur la société.

Toujours pendant cette 2ème grossesse, je me suis d’abord formée au massage parents bébés, ayant adoré suivre des cours avec mon premier enfant. Et puis je me suis rendue compte dans cette formation, que ce qui me plaisait le plus, c’était écouter les parents et renforcer leurs compétences parentales. Quand mon congé maternité a pris fin, j’ai hésité à rechercher un emploi dans mon métier « classique ». Mais rien qu’en regardant les offres d’emploi, j’ai su qu’il fallait que je me lance dans autre chose.

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Pour avancer dans mon militantisme féministe

Comme je l’ai dit plus haut, mon suivi en maison de naissance a été très marquant pour moi. Plus qu’une simple patiente, j’ai pris part à la vie et à la construction de la maison de naissance : sa vie associative riche m’a donné de nouvelles compétences, et encore plus confiance en moi. C’est depuis cette époque que je sais prendre parole en public, animer des groupes, gérer des réunions… et que je sais que je sais le faire bien.

C’est aussi depuis cette expérience que j’ai découvert les liens entre grossesse, naissance, et féminisme.

Le métier de doula est pour moi profondément féministe car il permet d’accompagner les futurs et jeunes parents, dans le respect de leur histoire, leur genre, leur orientation sexuelle…et pour qu’ils puissent être autonomes dans leurs parcours de vie. Les doulas sont un métier au coeur de la justice reproductive, et je suis fière d’exercer ce métier. Je pousse mes réflexions plus loin grâce aux discussions avec mes pairs du Collectif Doulas Radicales, afin d’avoir une approche la plus juste possible.

Un métier passionnant, utile et qui me porte

En résumé, me sentir utile, prendre confiance en moi, donner confiance aux autres, avoir un sens : c’est tout ce qui continue à me porter dans ma pratique de doula.


Why I became a doula

As the doula profession becomes better known, I do not have to explain anymore what it is when I introduce myself to a new person.

But in 2017, when I embarked on training at the Institut Formation Doulas de France, it was a little adventure. Me, the very discreet little girl with a very rational mind, choosing a profession that is not recognized and even criticized… it was not an obvious choice !

So why did I become a doula?

To give back

For my first two children, I chose to give birth in a birth center. The main reason for me was that I was afraid of being alone in the hospital with my newborn. I wanted to be able to go home as soon as possible after the birth. I also had heard many stories of hospital births, which seemed frightening to me.

Photo Mariano Rivas on Unsplash

And I discovered during my pregnancy and during the birth that this choice made sense for many other reasons:

  • I was able to benefit from comprehensive support : I was guided by a single person throughout the pregnancy, childbirth and postpartum. And even if there were substitutions sometimes, the team was very homogeneous and united.
  • I was not an anonymous patient in a huge hospital: I was a person in my own right, responsible for herself, capable of making her own choices, and at the same time very cocooned by the team.
  • I gave birth without an epidural: I discovered my body, its power, its magic; and even though I subsequently experienced births with epidurals which were also magical, this experience of surpassing myself left its mark on me.

So, throughout this period, a question tormented me: how do other people manage without this kind of support? How to get through pregnancy, childbirth, the first days… in a sometimes hostile, often lonely environment? It’s from this moment that I wanted to help future and yound parents.

Photo Belinda Fewings Unsplash

To have a meaningful job

When I had my first child, I worked in an administrative job. My team was nice, I was doing a job that I liked relatively well, in any case that I had chosen and that matched my initial training. But when I became pregnant with my second child, I realized how wrong things were. I felt useless, I was sad to have to leave my first child with the nanny to do unrewarding work all day, which had no positive impact on society.

Also during this 2nd pregnancy, I trained to become a baby massage instructor, as I had loved taking classes with my first child. And then I realized during this training that what I liked the most was listening to parents and strengthening their parenting skills. When my maternity leave ended, I hesitated to look for a job in my former domain. But just by looking at the job offers, I knew I had to do something else..

A feminist profession

As I said before, giving birth in a birth center was very impactful for me. More than just a patient, I took part in the life and construction of the birth center: its rich associative life gave me new skills, and even more self-confidence. Since then, I know how to speak in public, lead groups, manage meetings… and I know that I can do it well.

It’s also since this experience that I discovered the links between pregnancy, birth, and feminism.

The profession of doula is, for me, deeply feminist because it allows us to support future and young parents, while respecting their history, their gender, their sexual orientation… and so that they can be autonomous in their life journeys. . Doulas are at the heart of reproductive justice, and I am proud to practice this profession. I am pushing my thoughts further thanks to discussions with my peers from the Collectif Doulas Radicales, in order to have the fairest possible approach.

An exciting, useful job that supports me

In summary, feeling useful, gaining confidence in myself, giving confidence to others, having meaning: this is everything that continues to carry me through my practice as a doula.

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Jumeaux, twins, multiples & cie

Pourquoi faire appel à une doula pour une grossesse gémellaire

Photo de Sergiu Vălenaș sur Unsplash

Pourquoi faire appel à une doula quand on attend des jumellaux ?
//
Why a doula when you’re expecting twins ? FR/EN below 🇬🇧

🫄 Pour poser des questions sur la grossesse et l’accouchement de deux bébés : est-ce que je dois manger pour 3 ? est-ce que je peux avoir un accouchement naturel ? quels sont les risques particuliers à la grossesse et l’accouchement de jumeaux ?

🐣 Pour évoquer la prématurité et ses particularités : comment m’organiser si les bébés sont hospitalisés ? quels sont les soins à apporter à un bébé né trop tôt ?

🤱 Pour démarrer un allaitement double de façon sereine : l’allaitement double est-il possible ? faut-il forcément un tire-lait ?

🧹 Pour avoir des bras en plus à la maison, si l’on doit se reposer pendant la grossesse ou une fois que les bébés sontarrivés : ma doula peut passer l’aspirateur, bercer un bébé, amener un repas, sortir le chien, s’occuper de l’aîné, étendre le linge…

J’étais déjà doula quand j’étais enceinte de mes jumeaux, et j’ai moi-même fait appel à une doula. Elle m’a aidée à comprendre comment se passerait l’accouchement, à écrire mon projet de naissance, à rassurer mon compagnon sur ses craintes d’accueillir deux bébés en même temps. Elle a aussi été là les premiers jours pour l’allaitement, le sevrage, et aussi pour m’accompagner à des rdv médicaux car je ne me sentais pas en confiance d’y aller seule avec deux bébés ! Elle m’a vraiment aidée à avoir une naissance et un postpartum sereins.

Photo de Vanessa sur Unsplash

Vous attendez des jumeaux ? Je serai ravie de vous accompagner, afin que l’accueil de vos bébés se fasse avec confiance et sérénité. 🌸

🇬🇧🇬🇧🇬🇧 Why a doula when you’re expecting twins ?

💞To share your emotions concerning this big news :
the joy to expect babies, the fear of prematurity, hopes, anger, doubts…

🫄 To ask questions about expecting two babies, and what their births can look like : do I have to eat 3 times more ? can I have a natural birth ? what are the particular risks of a twin pregnancy and birth ?

🐣 To talk about premature babies and their specificities : how do I organise myself if the babies are hospitalized ?

👶👶To organise coming home with two babies : what to buy, what to expect, how many bottles/onesies/strollers/mats…

🤱To start breastfeeding in a serene environment : can I breastfeed two babies at the same time ? do I need a pump ?

🧹 To have a practical help at home, if you need to rest during your pregnancy, or when the babies are born : my doula can clean the house, bring a meal, take care of the babies, take care of the big sister/brother, walk the dog…

I was already a doula when I got pregnant with twins, and I had a doula to help me. She explains me how the birth could go. I wrote my birth plan with her, and she listened to my partner’s fears about having twins. She also was there during the first few days after the birth, to help me with breastfeeding, weaning, but also to come with me on medical appointment when I feared going alone with two babies ! It really helped me having a serene birth and postpartum.

Photo RyKing UploadsUnsplash

Are you expecting twins this year ? I’ll be glad to help you on this way, so that you welcome your babies with serenity and confidence. 🌸